Oxfam-Magasins du monde

8 mars - Journée internationale des droits des femmes

Femmes au coeur du commerce équitable Général
8 mars - Journée internationale des droits des femmes

Les femmes ont des droits, et pas seulement le 8 mars !

Chaque année, le 8 mars nous rappelle que les droits des femmes sont le fruit de longues luttes, et obtenus grâce à des mobilisations collectives, souvent au prix de résistances et de sacrifices importants. Mais aujourd’hui, partout dans le monde, ces droits restent fragiles, et parfois même menacés.

Profitons de cette date symbolique pour prendre un pas de recul, comprendre les enjeux actuels et rappeler pourquoi il est essentiel de rester mobilisé·es, tant en Belgique que partout ailleurs dans le monde.

Un contexte mondial préoccupant

Ces dernières années, de nombreux signaux montrent un recul des droits des femmes à l’échelle internationale. Accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé, liberté de circulation ou droit de disposer de son corps : des acquis que l’on croyait consolidés sont aujourd’hui remis en question dans plusieurs régions du monde.

Les crises successives – économiques, climatiques, sanitaires ou liées aux conflits – ont des conséquences particulièrement lourdes pour les femmes. Elles accentuent les inégalités, renforcent la précarité et augmentent les risques de violences. Dans certains contextes politiques marqués par la montée de régimes autoritaires, les mouvements féministes sont décrédibilisés ou entravés, et les discours sexistes se banalisent.

Ce constat invite à la vigilance. Les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis.

Et en Belgique ?

La Belgique n’échappe pas à ces dynamiques. Les débats publics récents et certaines orientations politiques interrogent quant à la place réelle accordée à l’égalité de genre et aux droits des femmes.

Certaines réformes sociales et budgétaires ont des impacts différenciés selon le genre. Or, les femmes sont encore majoritairement concernées par le travail à temps partiel, les interruptions de carrière ou les emplois précaires. Lorsque les mécanismes de protection sociale se durcissent, ce sont elles qui en subissent les conséquences.

Parler d’égalité, c’est donc aussi analyser concrètement les effets des politiques publiques sur la vie des femmes.

Pourquoi le 8 mars reste essentiel

Le 8 mars n’est pas qu’une date symbolique. C’est un moment pour faire le point, visibiliser les inégalités persistantes et rappeler que les droits des femmes sont des droits humains avant tout et ne peuvent être le sujet de remise en cause au gré des tendances politiques et des mouvements sociaux.

Pour Oxfam-Magasins du monde, cette journée s’inscrit dans un engagement de longue date. Depuis 50 ans, nous observons et soutenons que le commerce équitable est un moyen pour que les artisanes, les productrices et autres travailleuses du monde entier développent une autonomie financière, obtiennent une voix et un droit aux décisions, renforcent leur estime d’elles-mêmes… autant de leviers puissants d’émancipation individuelle et collective.

Choisir le commerce équitable, c’est transformer un acte d’achat en acte politique, en faveur d’un modèle économique qui place les droits des femmes au cœur de ses priorités.

Mais nous savons aussi que cela ne suffit pas sans l’instauration de cadres politiques, commerciaux et climatiques qui garantissent l’égalité, la transparence et le respect de ces droits sur le long terme.

 Un engagement bien au-delà du 8 mars

Pour Oxfam-Magasins du monde, les droits des femmes ne sont pas un thème ponctuel. Ils traversent l’ensemble de notre action : plaidoyer politique, sensibilisation auprès de publics jeunes et adultes, partenariats directs avec des organisations de productrices et artisanes, et promotion d’un commerce plus juste.

Le 8 mars est un rappel. Mais notre engagement, lui, dure toute l’année.

Parce que les droits des femmes ne sont ni accessoires, ni négociables. Ils sont essentiels, partout, pour toutes.