Du 6 au 14 juin, c’est la Semaine Bio en Wallonie. L’occasion de rappeler que, pour Oxfam-Magasins du monde, combiner bio ET équitable est une priorité.
Aujourd’hui, plus de 70 % des produits vendus dans les magasins Oxfam sont bio – un chiffre que nous ambitionnons de constamment augmenter.
Pour Oxfam, le bio indique comment produire de manière plus durable ; l’équitable permet aux producteur·rices de vivre dignement de cette production. Les deux dimensions doivent impérativement être pensées ensemble.
Articuler des critères bio ET équitables est une manière de garantir aux producteur·rices engagé·es dans l’agroécologie une meilleure rémunération pour les services environnementaux qu’ils fournissent, notamment en matière de biodiversité, de qualité des sols, de qualité de l’eau et de résilience climatique. Cela permet également de les sécuriser économiquement, par exemple pour leurs investissements dans la transition agroécologique (équipements, infrastructures…), ou face aux aléas climatiques croissants tels que les sécheresses et les inondations.
Rémunérer équitablement des producteur·rices engagé·es en bio constitue ainsi un levier concret pour accélérer la transition agroécologique. Cette logique est particulièrement pertinente lorsque les dimensions bio et équitable sont réunies dans un même cahier des charges, comme c’est déjà le cas pour certains labels en France et en Allemagne. Une telle approche permet notamment de renforcer la cohérence du message adressé aux consommateur·rices tout en réduisant certaines charges administratives liées à la multiplication des certifications.
Selon Oxfam-Magasins du monde, ce principe d’équilibre entre engagements agroécologiques et rémunération équitable devrait progressivement s’appliquer à l’ensemble des filières agroalimentaires. C’est dans cet esprit que l’organisation a contribué, aux côtés de membres de la plateforme Agroecology in Action, à l’élaboration d’un socle de critères communs aux différents modèles de chaînes d’approvisionnement agroécologiques (circuits courts, chaînes longues et systèmes du milieu).
Ensemble, les organisations membres plaident pour que ces critères guident davantage l’action publique dans la structuration et la mise à l’échelle de l’offre agroécologique belge. En Wallonie, cela suppose notamment de les intégrer dans le projet de « marque forte » porté par la ministre de l’Agriculture Anne-Catherine Dalcq, qui vise à revaloriser les produits locaux et à garantir des revenus dignes aux agriculteur·rices.
Notre chargé de plaidoyer Patrick Veillard a porté ce message au Parlement wallon, lors d’une intervention dans le cadre du Petit déjeuner bio et équitable organisé ce mercredi 3 juin par la Belgian Fair Trade Federation, en présence de représentant·es de différents ministères wallons (Environnement, Agriculture), et d’autres acteurs associatifs du secteur.
Pour en savoir plus, et nous soutenir dans ce combat ! :
📖 Lisez nos publications : Etude complète et carte blanche parue dans Le Soir » Agroécologie: bâtir les filières de notre souveraineté alimentaire »
🎥 Visionnez nos vidéos : explications sur les chaines d’approvisionnement agroécologiques – Et exemples concrets avec Biomilk et la Ferme de Grange
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