Résumé
Face à la montée des radicalismes, la bataille culturelle ne se joue plus seulement dans les urnes, mais aussi dans nos récits, nos pratiques et nos modes d’organisation. Cette analyse montre comment Oxfam-Magasins du Monde entend y répondre en renforçant la démocratie interne, notamment grâce à de nouvelles commissions ouvertes à la participation. Elle souligne aussi l’importance d’aller à la rencontre de publics diversifiés, au-delà des cercles militants traditionnels. Au cœur de cette démarche : redonner du pouvoir d’agir aux citoyen·nes, créer du collectif et retisser des liens dans les territoires. Enfin, l’analyse invite à construire de nouveaux récits de solidarité et de justice sociale pour rouvrir l’horizon des possibles.
Introduction
En décembre 2025, l’intervention de Baptiste Erkes[1] lors de notre Assemblée Générale a mis en lumière une réalité clé : les conflits politiques contemporains ne se jouent plus seulement dans les institutions, mais dans les imaginaires, les récits et les pratiques du quotidien. La « trumpisation des esprits » [2]qu’il décrit ne relève pas uniquement d’une montée de discours réactionnaires ; elle traduit une offensive culturelle structurée, qui redéfinit les cadres du pensable, du dicible et du possible.
Cette rencontre a alimenté une réflexion profonde à l’œuvre au sein d’Oxfam-Magasins du monde : Comment un mouvement d’éducation permanente doit-il agir dans cette bataille culturelle[3]? Comment repenser notre gouvernance pour renforcer notre capacité d’action collective ?
Il ne suffit plus, pour des organisations comme Oxfam-Magasins du monde, d’analyser ou de dénoncer. Il s’agit de prendre position dans cette bataille culturelle, en assumant que nos pratiques organisationnelles, nos modes de décision et nos formes d’engagement sont en eux-mêmes des terrains de lutte.
Le lancement des commissions[4] en 2026 s’inscrit pleinement dans cette perspective. Il ne s’agit pas d’un ajustement technique, mais d’un choix politique : celui de renforcer la démocratie interne, de partager le pouvoir, et de créer des espaces où le collectif peut réellement se construire. Ces commissions constituent une des réponses, parmi d’autres, pour faire vivre concrètement des principes démocratiques souvent proclamés mais plus rarement expérimentés dans de grandes organisations telles que la nôtre.
Ce choix s’accompagne d’un autre enjeu central : sortir de nos espaces habituels pour aller là où se jouent aujourd’hui les rapports de force culturels. Si nous voulons peser dans cette bataille, nous devons cesser de penser l’engagement à partir de lieux déjà politisés et aller à la rencontre des publics dans leurs réalités sociales, culturelles et territoriales. Cela implique de reconnaître que le politique ne se limite pas aux espaces militants traditionnels, mais traverse les lieux du quotidien, les sociabilités populaires et les expériences vécues.
Ainsi, les transformations[5] engagées par Oxfam-Magasins du monde ne prétendent pas renverser à elles seules les rapports de force existants. Elles s’inscrivent néanmoins dans une stratégie plus large : avancer par des pratiques, des espaces et des expériences qui, pas à pas, contribuent à rouvrir des possibles dans un contexte marqué par leur rétrécissement.
Pourquoi travailler la gouvernance est un acte politique
La gouvernance ne se réduit pas à un simple dispositif organisationnel : elle constitue un véritable espace politique, dans la mesure où elle détermine qui décide, comment, et avec quelles finalités.
Dans « Sortir de notre impuissance politique »[6], Geoffrey de Lagasnerie met en évidence que l’obstacle majeur à l’action politique ne réside pas tant dans le manque d’idées que dans un sentiment d’impuissance produit par nos formes d’organisation. Certaines structures, bien que perçues comme neutres, contribuent en réalité à limiter la participation et à confisquer la décision, affaiblissant ainsi la capacité d’agir collective.
Dans cette perspective, la gouvernance ne peut être considérée comme un simple cadre technique : elle est un acte politique à part entière, puisqu’elle organise concrètement les conditions d’accès au pouvoir d’agir. La repenser revient dès lors à concevoir des dispositifs qui renforcent cette capacité collective, plutôt que de l’entraver.
En tant que mouvement d’éducation permanente, Oxfam‑Magasins du monde porte à cet égard une responsabilité particulière : celle de proposer des espaces où les citoyen·nes peuvent exercer la politique au sens large, en participant à la définition de normes communes et à l’organisation de la vie collective.
Travailler la gouvernance revient ainsi à interroger les conditions de la participation, à repenser la légitimité des processus décisionnels et à produire des récits collectifs capables de soutenir le passage d’un engagement individuel à un engagement collectif structuré.
De la prise de conscience à l’action : de nouvelles commissions comme réponse organisationnelle
Dans la continuité de ces réflexions, l’année 2026 marque un tournant avec la création de nouvelles commissions. Leur objectif est double : ramener le débat au cœur des instances, en ouvrant des espaces de parole, de réflexion et de co‑construction et inscrire notre organisation dans une dynamique plus large de renouveau démocratique, en cohérence avec les mouvements contemporains de démocratie participative.
Les travaux de David Van Reybrouck[7], qui démontrent que la démocratie peut être revitalisée en créant des espaces réels de délibération, sont inspirants pour ces commissions. L’auteur propose d’intégrer davantage les citoyen·nes dans les décisions liées à la chose publique, notamment à travers des assemblées citoyennes, capables de représenter l’intérêt général à long terme. Cette réflexion prolonge son engagement dans la démocratie délibérative, qui montre que des espaces structurés de discussion entre citoyen·nes permettent de dépasser les intérêts individuels ou partisans, de produire des décisions plus collectives et de revitaliser la démocratie. Ces dispositifs, comme le G1000, incarnent concrètement le type de transformation nécessaire : passer d’une démocratie représentative limitée à une démocratie vécue, participative et ancrée dans le débat collectif.
L’éducation permanente joue ici un rôle essentiel. En outillant les citoyen·nes et en les accompagnant dans leurs initiatives, elle leur permet de devenir des acteurs et actrices de leur cité. L’exemple d’Adélaïde Charlier illustre parfaitement ce processus. Son engagement, né en secondaire dans un groupe Amnesty, s’est élargi à des mouvements internationaux avant de rejoindre des initiatives telles que l’asbl The Bridge et le G1000. Elle exprime que l’engagement se construit par le collectif, l’expérimentation et la reconnaissance. « Ce qui est puissant, c’est que le collectif dépasse l’intérêt individuel. (…) Doit-on passer par un parti pour faire de la politique ? Ce qui m’intéresse, ce sont les outils que l’on peut utiliser pour faire de la politique et se réapproprier la chose publique (…) La personne qui sort d’une assemblée est « empouvoirée », il y a à la fois un impact sur son quotidien, et sur sa trajectoire »[8]
Légitimité, encapacitation et transformation des pratiques
Dans ce processus démocratique, un défi central consiste à ne pas reproduire les logiques de domination que l’on cherche à combattre. Cela implique de repenser la légitimité, en reconnaissant que chacun·e peut participer sans disposer d’une expertise préalable. Comme le souligne Adélaïde Charlier : « Je n’ai jamais attendu de tout savoir. Je suis légitime en tant que citoyenne. »[9] Cette affirmation traduit un déplacement important : la légitimité ne repose plus uniquement sur le savoir, mais sur l’expérience et la participation.
Toutefois, cette reconnaissance doit s’incarner dans les pratiques. L’encapacitation ne se décrète pas : elle se construit à travers des dynamiques concrètes de reconnaissance, d’accompagnement et d’expérimentation collective. Elle suppose de créer des conditions dans lesquelles les personnes se sentent autorisées à prendre part, à s’exprimer et à agir. Lorsque des individus sont soutenus et reconnus dans leurs engagements, cela peut avoir des impacts bien plus larges. « J’ai été conviée à rejoindre un mouvement »[10]
Dès lors, l’enjeu pour notre mouvement est de concevoir des espaces d’expérimentation politique qui permettent à la fois de débattre, de construire des projets et de développer un pouvoir d’agir collectif. Ces espaces doivent être attentifs aux mécanismes d’inclusion et d’exclusion, afin de favoriser une participation réellement ouverte et transformatrice.
Toucher différents milieux : un maillage territorial
En effet, pour gagner cette bataille culturelle, il est nécessaire de reconnecter avec l’ensemble de la population. Les narratifs progressistes échouent souvent non pas parce qu’ils sont faibles, mais parce qu’ils ne rencontrent plus les publics concernés.
Dans son ouvrage, Jérôme Van Ruychevelt pose la question en ce sens : « Comment lutter contre les inégalités, le déclassement social, les discriminations racistes ou sexistes, si nous n’arrivons pas à connecter avec les personnes concernées ? C’est pourquoi il faut aussi investir dans les comités de quartier, les comités de jeunes, les fan-clubs de foot… Ce sont des lieux qu’à tort on n’envisage plus comme des lieux politiques. Or, c’est là que beaucoup de choses se jouent. »[11]
Cet enjeu de toucher différents milieux ne peut être appréhendé uniquement sous l’angle de la diffusion de messages ou de la diversification des publics. Il s’agit plus fondamentalement d’un déplacement du centre de gravité de l’action : passer d’une logique de mobilisation centrée sur des espaces déjà politisés à une logique d’immersion dans des milieux sociaux hétérogènes, où les formes d’engagement sont moins explicites mais non moins structurantes.
Dans cette perspective, Oxfam-Magasins du monde se situe à un carrefour stratégique. En tant qu’acteur historique de l’économie sociale, du commerce équitable et de l’éducation permanente, le mouvement dispose déjà d’un ancrage local diffus, notamment à travers ses magasins, ses bénévoles et ses dynamiques citoyennes. Cependant, cet ancrage reste souvent segmenté socialement et territorialement.
Le développement d’un maillage territorial renforcé apparaît comme une condition de possibilité pour toucher différents milieux de manière durable. Ce maillage ne doit pas être compris comme une simple multiplication de points de présence, mais comme une infrastructure relationnelle et politique.
Il s’agit de tisser des liens avec une diversité d’acteurs locaux (associations, collectifs informels, communes, écoles, syndicats, etc.), investir des lieux de sociabilité existants, soutenir des initiatives locales en lien avec les priorités du mouvement, articuler les différentes échelles (locale, régionale, nationale et internationale) dans une logique de réciprocité. Les initiatives déjà portées par notre mouvement telles que les communes du commerce équitable ainsi que les jeunes magasins du monde sont à ce titre des pratiques inspirantes et qu’il nous appartient de renforcer et valoriser.
L’un des risques majeurs serait de projeter des cadres militants préexistants sur des milieux qui ne s’y reconnaissent pas. Pour l’éviter, notre mouvement doit adopter une posture de co-construction, fondée sur l’écoute des expériences vécues, la reconnaissance des savoirs situés, la valorisation des formes d’organisation déjà présentes.
Cela implique de considérer les publics comme des acteurs porteurs de pratiques politiques à part entière. En ce sens, toucher différents milieux revient à accepter une transformation réciproque : le mouvement se reconfigure autant qu’il cherche à transformer. Cette transformation est aussi une occasion de répondre au défi de renouvellement du bénévolat auquel fait face notre organisation, ainsi que l’ensemble du secteur associatif.
Produire de nouveaux récits : un enjeu central de la bataille culturelle
Enfin, parallèlement à cette gouvernance participative et pour faire face aux récits néolibéraux dominants, il devient essentiel de produire des récits alternatifs, où le collectif prime sur l’individuel. Jérôme Van Ruychevelt[12] insiste sur la nécessité de reconstruire un « nous » universel, porteur d’égalité et de solidarité.
Cette bataille culturelle nécessite des espaces de réflexion collective, des outils d’analyse critique, des récits mobilisateurs et une capacité à assumer la conflictualité inhérente à toute transformation sociale.
Il est également nécessaire d’inscrire notre démarche d’éducation permanente dans la création de ces nouveaux récits. Emeline De Bouver et Marlène Feyereisen font le même constat dans le secteur de l’éducation relative à l’environnement :
« Il s’agit de rouvrir l’horizon des possibles face à des discours qui présentent souvent les trajectoires actuelles comme inévitables en donnant une place à l’imagination politique et écologique, l’éducation peut contribuer à faire émerger d’autres manières de vivre ensemble, fondées sur la justice, la solidarité et le respect du vivant. »[13]
Dans cette perspective, au-delà de la prise de conscience de l’importance des récits qui sont communiqués par l’ensemble de notre mouvement, il serait intéressant d’explorer la création d’un manifeste ou d’une charte politique, servant de boussole pour les années à venir. Ce chantier pourrait être notamment mené dans l’une ou l’autre des commissions.
Conclusion : ancrer l’engagement pour renforcer la capacité de mobilisation
Ce travail met en évidence une réalité fondamentale : la bataille culturelle ne se gagnera pas uniquement sur le terrain des idées, mais dans la transformation concrète des pratiques d’organisation, des formes d’engagement et des espaces de participation. À cet égard, les commissions mises en place en 2026 ne sont pas un simple outil : elles sont une prise de position politique sur la manière dont le pouvoir doit circuler et se construire collectivement.
« Rien n’est plus solide qu’un réseau de militant·es capables de penser par soi-même, ayant tissé des liens sociaux forts au sein d’une organisation et qui continue sans relâche le travail de terrain. »[14]
La création de ces commissions traduit un choix : celui de miser sur des dynamiques démocratiques réelles, fondées sur la délibération, le partage du pouvoir et la capacité des personnes à s’organiser. Mais cela ne suffira pas si ces commissions ne sont pas variées et inclusives ; leur portée dépendra de leur capacité à s’inscrire dans des dynamiques plus larges d’ouverture, de déplacement et d’ancrage.
Car l’enjeu est clair : aller là où les fractures politiques et sociales se jouent, investir des espaces souvent délaissés par les mouvements progressistes, et reconstruire des liens avec des publics qui ne se reconnaissent plus dans les formes classiques d’engagement. Cela suppose d’accepter de se transformer, de se laisser déplacer, et de construire à partir des réalités existantes plutôt que d’y plaquer des cadres préétablis.
Les transformations à l’œuvre au sein d’Oxfam Magasins du monde doivent être lues pour ce qu’elles sont : des tentatives situées, partielles, mais nécessaires, pour peser dans une bataille culturelle où rien n’est joué d’avance. Elles ne constituent pas une réponse totale, mais elles participent d’un mouvement plus large : celui qui consiste à reconstruire, à partir des pratiques, des formes de démocratie vivante capables de résister, de proposer et de transformer.
Pauline Gérard
Bibliographie
Articles et publications
- Émeline De Bouver, Marlène Feyereisen, 2026, « L’écopédagogie comme levier pour répondre aux crises sociales et environnementales »
- Jérôme Van Ruychevelt, 2025, « Pourquoi les narratifs de gauche ne touchent plus les classes populaires », Fondation Ceci n’est pas une crise, Pourquoi-les-narratifs-de-gauche-ne-touchent-plus-les-classes-populaires_VdefWeb.pdf
- Jérôme Van Ruychevelt, 2025, « Sur le terrain, là où la gauche peut encore gagner la bataille », Analyse du PAC, pdf
Ouvrages
- Geoffrey de Lagasnerie, 2020, « Sortir de notre impuissance politique », Fayard.
- Baptise Erkes & Gérard Pirotton, 2025, « Faire front. Contrer la trumpisation des esprits », Editions ETOPIA & ALTURA.
- David Van Reybrouck, 2025, « Le monde et la Terre. Comment les préserver ? », Actes Sud.
Intervention d’Adélaïde Charlier, lors d’une de journée de formation « Faire collectif pour des mondes habitables » du 22 mai 2026 à l’Arbre qui Pousse.
Notes
[1] Baptiste Erkes est expert en communication, passionné de politique et d’écologie, qu’il aborde par divers angles. Il est responsable « communication » à Etopia depuis 2017, et a été Président du conseil d’administration de la RTBF.
[2] Baptise Erkes & Gérard Pirotton, 2025, « Faire front. Contrer la trumpisation des esprits », Editions ETOPIA & ALTURA. La « trumpisation des esprits » désigne l’adoption progressive, dans le débat public, de méthodes et de discours popularisés par Donald Trump : simplification extrême des problèmes, remise en cause des faits établis, polarisation entre un « nous » et un « eux », désignation de boucs émissaires et recours fréquent à l’émotion plutôt qu’à l’argumentation.
[3] Oxfam-Magasins du monde ne mène pas seulement une bataille pour des changements concrets (commerce équitable, justice climatique, droits humains), mais aussi une bataille culturelle pour faire progresser certaines idées : la solidarité plutôt que le repli sur soi, la justice plutôt que la seule logique du profit, ou encore la responsabilité collective face aux crises mondiales.
[4] En 2026, trois commissions (commerciale, politique et mouvement) voient le jour et rejoignent la commission partenaires déjà existante, avec la volonté de permettre à toutes et tous de s’y impliquer. Leur composition est mixte, on y retrouve des bénévoles, sympathisant.es et salarié·e·s. Ces commissions sont des organes d’avis et de concertation, en lien avec les autres instances de notre mouvement.
[5] Ces transformations s’inscrivent dans le cadre des 7 priorités adoptées par notre Assemblée générale en 2024. Celles-ci mettent notamment l’accent sur l’affirmation de notre positionnement politique, une approche bénévole réinventée et diversifiée, et donner du sens et inspirer par des récits authentiques. Le lancement des trois commissions (politique, commerciale et mouvement) est une concrétisation de cette vision.
[6] Geoffrey de Lagasnerie, 2020, « Sortir de notre impuissance politique », Fayard.
[7] David Van Reybrouck, 2025, « Le monde et la Terre. Comment les préserver ? », Actes Sud.
[8] Extrait d’une intervention d’Adélaïde Charlier, lors d’une de journée de formation « Faire collectif pour des mondes habitables » du 22 mai 2026 à l’Arbre qui Pousse.
[9] Extrait d’une intervention d’Adélaïde Charlier, lors d’une de journée de formation « Faire collectif pour des mondes habitables » du 22 mai 2026 à l’Arbre qui Pousse.
[10] Extrait d’une intervention d’Adélaïde Charlier, lors d’une journée de formation « Faire collectif pour des mondes habitables » du 22 mai 2026 à l’Arbre qui Pousse.
[11] Jérôme Van Ruychevelt – Pourquoi les narratifs de gauche ne touchent plus les classes populaires – Pourquoi-les-narratifs-de-gauche-ne-touchent-plus-les-classes-populaires_VdefWeb.pdf
[12] Jérôme Van Ruychevelt : p.5 : « Sur le terrain, là où la gauche peut encore gagner la bataille » – analyse_14.pdf
[13] Émeline De Bouver, Marlène Feyereisen, 2026, « L’écopédagogie comme levier pour répondre aux crises sociales et environnementales », p.25.
[14] Jérôme Van Ruychevelt : p.41 « Pourquoi les narratifs de gauche ne touchent plus les classes populaires » – Pourquoi-les-narratifs-de-gauche-ne-touchent-plus-les-classes-populaires_VdefWeb.pdf