Oxfam-Magasins du monde

Second Hand September

Chaque seconde, l’équivalent d’un camion de vêtements est jeté dans le monde ! Cette montagne de déchets est le symptôme d’un système textile fondé sur la surproduction, l’exploitation de millions de travailleuses et travailleurs et la destruction de nos écosystèmes.  

Face à cette urgence, nous avons le pouvoir d’agir. 

Choisir la seconde main, c’est reprendre le pouvoir sur notre manière de consommer et demander un changement vers une mode plus juste, plus responsable et plus solidaire ! 

Rejoignez le mouvement : habillez-vous pour le monde que vous voulez!

Second Hand September
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Levez le voile sur l'industrie de la mode et son impact

Oxfam-Magasins du monde lance la 6e édition de sa campagne « Second Hand September ». Cette initiative vise à conscientiser les consommateurs de mode et à leur lancer le défi de se passer d’achats de vêtements neufs pendant un mois, en se tournant vers les alternatives de seconde main locales, sociales et éthiques.

C’est une réponse directe à l’exploitation sociale dans l’industrie textile, à la surconsommation vestimentaire et au désastre écologique que provoque la fast fashion.

Participez au Second Hand September et habillez-vous pour le monde que vous voulez voir émerger. En achetant des articles de seconde main ou en faisant don d’articles en bon état, vous contribuez à construire un monde plus juste et plus durable.

Faisons de la mode responsable une exigence collective

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La Fast Fashion, un modèle insoutenable

La fast fashion est devenue l’une des industries les plus polluantes au mondeElle est responsable de 4à 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de 20% de la pollution de l’eau dans le mondeDe la production textile gourmande en eau et en matières chimiques aux montagnes de déchets jetés chaque jour, chaque étape des vêtements pèsent lourdement sur l’environnement. 

Une exploitation humaine systémique 

Derrière ces prix bas se cachent l’exploitation des millions de travailleurs et surtout travailleuses – environ 80% de la main-d’œuvre textile est féminine. Aujourd’hui, 95% des marques de mode ne peuvent pas un salaire décent. Les ouvrières travaillent jusqu’à 18h par jour, 7 jours par semaine pour un salaire insuffisant pour répondre à leurs besoins. Elles gagnent 20% de moins que leurs collègues masculins. La main d’œuvre de textile est laissée dans la pauvreté quand les marques s’enrichissent. 97% des profits sont captés par seulement une vingtaine de grandes entreprises.

Une surproduction vertigineuse 

Entre 100 et 150 milliards de vêtements sont produits par an chaque année dans le monde, soit plus du double qu’en 2000. Les multinationales de la fast fashion font le choix de produire toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite et incitent à consommer toujours plus. 

Résultat : le prêt-à-porter devient prêt-à-jeter. Les Belges jettent près de 16kg par an en moyenne. Par manque d’infrastructure, les déchets textiles sont envoyés hors de l’Union européenne. La Belgique est le 4e pays européen le plus exportateur de déchets, envoyant le volume de près 83 Atomium chaque année.

Quelques faits et chiffres marquants

  • Le parcours d'un jean

    Du champ de coton à la boutique, un jean peut parcourir jusqu'à 65.000 km ! Par soucis de rentabilité, les firmes multinationales externalisent leur production dans les pays du Sud. Ces vêtements doivent alors parcourir de nombreux kilomètres du champ de coton au magasin de vente. Ainsi, les 4 milliards de tonne de gaz à effet de serre générés par l’industrie textile résultent de la fabrication et du transport des produits.

  • Ce que cache le prix d'un T-shirt

    Le prix d'un T-shirt fast fashion vendu à 29€ comprend 8 composantes. La part la plus importante, à savoir 17€, correspond aux marges du magasin final. Ensuite, 3.6€ sont alloués à la marque et 3.4€ représentent le coût du matériel. Le coût du transport s'élève à 2.19€, tandis que 1.20€ reviennent aux intermédiaires. La marge de l'usine est de 1.15€ et les frais généraux s'élèvent à 1.27€. Enfin, seulement 0.18€ constituent le salaire du travailleur ou de la travailleuse. Les deux principales raisons pour lesquelles votre T-shirt coûte moins cher sont liées d'une part au salaire minimum que les producteur·rices reçoivent pour le créer et d'autre part aux matières premières utilisées qui sont polluantes et/ou de mauvaise qualité.

  • La mode durable : un défi qui commence dans nos armoires

    Chaque année en Belgique, nous jetons en moyenne 9 à 16 kg de vêtements et on estime que 70 % de nos vêtements restent inutilisés dans nos armoires. On dit même que l’on pourrait habiller la terre entière pendant plusieurs années si on mutualisait tous les textiles que l’on possède déjà... Le changement commence donc par notre comportement et nos choix ! Donnez les vêtements que vous ne portez pas et pensez smart fashion à la place de la fast fashion.

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Petit guide de l'achat conscient

5 questions à se poser avant d’acheter un vêtement :

1. Est-ce fabriqué dans la respect des droits humains et de la planète? Les ouvrières du textile gagnent en moyenne 5 dollars pour 12h de travail.

2. Made in… ? Connaissez-vous l’origine de votre achat? Un vêtement neuf parcourt en moyenne 20.000 km.

3. Cet achat contribue-t-il à une économie plus juste? Acheter en seconde main, c’est favoriser une économie plus locale et solidaire.

4. Ai-je bien pensé à recycler ou à trier et donner avant d’acheter? En Belgique, nous jetons de 9 à 16kg de vêtements par an.

5. En ai-je vraiment besoin? En moyenne, nous ne portons que 30% de nos achats.

En vous posant ces 5 questions, vous favoriserez la smart fashion, plutôt que la fast fashion, et participerez ainsi à une mode plus éthique et durable.

Nos magasins de seconde main

Bruxelles

Brabant wallon

Hainaut

Liège

Luxembourg

Namur

les articles en lien avec Second Hand September

  • Pourquoi donner ses vêtements et ses livres à Oxfam ?

    Oxfam réalise son action de seconde main sans but de profit. Une partie de ces recettes permet de soutenir les projets de nos partenaires de commerce équitable dans le sud ainsi que des actions Nord (lié au Sud). Le solde permet de couvrir les frais de l’activité.

  • Que deviennent vos dons de vêtements et de livres ?

    Dans chaque Magasin du monde-Oxfam de seconde main, des équipes de bénévoles réceptionnent les dons de particuliers. Ces dons sont triés afin de ne remettre en vente que les dons de qualité (vêtements non tachés, non déchirés, non troués – livre pas écorné…).

    Les produits que nous ne pouvons pas vendre sont soit recyclés soit jetés.

     

  • Que puis-je donner à Oxfam-Magasins du monde ?

    Selon les magasins de seconde main nous acceptons du textile (vêtement, linge de maison, accessoire de mode…), des livres, de la petite brocante.